PPL !!!

Mon examen était prévu intialement le Jeudi 16 Juillet, mon examinatrice m’appelle le Mardi 14 vers 19h pour décaler car il est prévu environ 37° au plus fort de la journée, autant dire intenable dans un avion, surtout pour un vol de 3h.

Nous décalons donc l’examen au Mercredi 15 (température prévue : environ 29°) à 14h. Je décale en urgence un vol qui avait lieu sur le RY pendant ce créneau et je me rends compte que l’examen est le lendemain : plus le temps de stresser, dans 24h, je serai fixé. Je revois une dernière fois mon plan de vol (plutôt simple pour une navigation vers l’Aigle, c’est une ligne droite) et attend sous stress le lendemain.

Pas bien dormi, je tourne en rond chez moi le temps d’attendre 11h, vais à la douche, consulte la météo (SCT025-050 sur la carte TEMSI signifiant la présence de nuages éparses entre 2500 et 5000 pieds), mange tant bien que mal et pars en direction de l’aéroclub vers 12h. A mon arrivée, je finalise mon dossier de vol en imprimant les cartes météo et les NOTAM, puis attend mon examinatrice qui pointe finalement le bout de son nez vers 13h45.

On se présente mutuellement, elle s’assied, je lui présente mon dossier de vol :

  • Documentation pilote
  • Documentation avion
  • Log de nav et carte
  • NOTAM
  • Devis de masse et centrage
  • Performances de l’avion (surtout avec les températures de la journée)

Voilà, mon briefing est fait, reste plus qu’à boire un grand coup et partir en examen. Je fais la prévol (en vitesse car Dominique veut allumer le « ventilateur »). Je démarre le « ventilateur » (ndlr : le moteur :)) et nous roulons au point d’arrêt 23. La chaleur est pesante et la journée est prévue pour être longue. Check avant décollage, je m’annonce prêt et on décolle de la 23 avec un écobuage en cours dans le centre de tri des déchêts de Plaisir, créant un énorme champignon de fumée dans la zone.

Dès la montée initiale, les premières thermiques se font sentir, je me dis que c’est temporaire et que ca va aller en s’améliorant. Je passe la ligne de chemin, signifie mon premier point tournant et quitte la fréquence de Chavenay. On passe Houdan, les thermiques sont de plus en plus violentes, ma planchette de vol est venu s’écraser contre le tableau de bord et Dominique était accroché à l’arceau de la verrière. C’est fatiguant mais tout va bien, je suis mon cap, mes points de repères sont bons et je poursuis en direction de l’Aigle. Passé Verneuil, j’ai L’Aigle en visibilité et aperçoit immédiatement le terrain, effectue une verticale, repère la manche à l’air (la 25 est en service) et m’intègre dans le tour de piste. Intégration impeccable, je suis en courte finale un peu haut mais je récupère bien mon plan, me pose, remet les gaz et sort du circuit par le Sud.

Arrivé à 2000 pieds, Dominique me demande de partir en direction de Sennonches (à partir de là, je suis ses directives et les traduis en changement de cap). Je prends ma carte, mon rapporteur et nous met en direction du terrain militaire désaffecté de Sennonches. Une fois en visibilité, on démarre les exercices de maniabilité :

  • Virages à 30° : impeccable !
  • Virages à 45° : parfait !
  • Virage engagé : excellent !
  • Vol lent en configuration lisse : exceptionnel !
  • Vol lent en configuration plein volets : prodigieux !
  • Panne en campagne avec recherche de terrain : médiocre !

Oui, tout ne pouvais pas être parfait, ma recherche de terrain était un peu trop longue et l’atterrissage, s’il avait eu lieu, n’aurait pas été maitrisé car j’étais un peu trop haut lors de la finale. D’après Dominique, une fois posé sur le terrain, la distance d’arrêt aurait été courte compte tenu du terrain meuble et ce serait passé. Je remet les gaz, remonte à 1300 pieds et effectue un IVV où je met un certain temps avant de trouver mon terrain (30 secondes) mais mon choix s’avère bon car le terrain est très long (800m) et sans encombres autour (villes ou poteaux électriques). Remise de gaz et déroutement, ce sera Chartres (Damn it ! J’avais préparé Dreux et je ne suis jamais allé à Chartres).

Je prends ma carte et mon rapporteur, prends mon nouveau cap, indique le temps estimée (12 min) et effectue un check altitude et machine. Je m’aperçois finalement que j’ai une voie de chemin de fer sous le capot qui me mène tout droit à Chartres. Je ne boude pas ce moyen de guidage et poursuis mon déroutement. Arrivé à Chartres, je m’annonce, effectue une verticale terrain (je préfère compte tenu du fait que je ne connais pas le terrain) et m’intègre en vent arrière. Je me fais houspiller sur la fréquence parce que je suis, semble-t-il, dans le tour de piste des planeurs. Dominique grogne contre la radio, regarde la VAC et me confirme que je suis dans mon bon droit. Je continue, m’annonce en courte finale, démarre mon arrondi à 1m du sol mais l’avion ne veut pas se poser (à cause du temps chaud). Les roues touchent, je freine et cherche un moyen de sortir de la piste. Hors, le taxiway est fermé, et sur demande de Dominique, je remonte par l’herbe (j’apprendrais plus tard qu’il fallait remonte la piste en dur pur rejoindre le taxiway). On se gare au parking, on sort de l’avion en 4ème vitesse, se mettre à l’ombre et se poser à la terrasse de la buvette d’un aéroclub !

HdV : 1h50 / Total CDB : 10h13 / Total HdV : 56h01 / Avion : DR400 F-BXRY

Petite interlude de 45 minutes, ca fait du bien, ca permet de se reposer après 1h50 avec des thermiques en permanence. On discute et Dominique m’indique que ca se passe bien, qu’il ne me reste plus que 30 minutes de vol avant d’avoir ma licence. Je souris, content de moi malgré tout mais je suis épuisé et pressé d’en finir.

On repart vers 17h, on s’aligne et on décolle en direction de Chavenay via le VOR d’Epernon. Les turbulences sont toujours aussi importantes mais bon, j’ai Epernon en vue, Rambouillet sur ma droite, je commence à apercevoir Jouars puis Chavenay : j’y suis presque ! Je prends contact avec Chavenay puis Dominique reprend la main pour signaler un exercice d’encadrement. Il ne me reste plus que ca et je suis pilote ! Arrivé verticale, je checke les différents éléments (robinet d’essence, contacts magnétos, essence) puis démarre ma recherche de vitesse de plané. 135 km/h OK, je commence à descendre mais prend une vitesse folle à plus de 150 km/h. J’essaye de rétablir mais ca ne veut pas, je tourne en virage serré pour arriver en finale, je suis très haut, toujours très vite (135 km/h), sors les pleins volets et plonge en direction de la piste. J’effectue mon arrondi assez loin, freine (à 100m des barrières) et sors de la piste. Dominique reprend la radio et indique un ‘Posé / Pas cassé, pour retour Dassault’, le controleur nous donne la clearance en indiquant qu’il avait eu un moment de doute sur notre capacité à nous poser.

Retour au bercail, Dominique sort en vitesse de l’avion et confirme à Jean-Michel que j’ai ma licence. Je suis intérieurement content mais je dois avoir une tête de déterré car je suis complètement vidé. On remplit les papiers et mon attestation de licence provisoire puis on se dit au revoir. Le temps de souffler, je discute un peu avec Jean-Michel qui est heureux d’avoir son premier élève PPLisé de 2015. Je rentre à la maison pour fêter ca ! Mais je pense qu’il va me falloir du temps pour réaliser que ca y est, je suis rentré dans le cercle restreint des pilotes d’avions !

HdV : 0h33 / Total CDB : 10h13 / Total HdV : 56h34 / Avion : DR400 F-BXRY

 

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