Vol 32 – Vent de travers et rafale

La météo prévoyait du beau temps depuis 3-4 jours (un grand Lundi ensoleillé selon les « experts » météo) mais à croire que Claude François aura toujours raison, il fait gris, il y a du vent et surtout des bonnes rafales.

C’est donc dans ces conditions que j’arrive à l’aéroclub, je passe par le hangar pour voir l’ensemble des avions rentrés et j’entends le souffle du vent qui tape à la fois sur les portes et qui s’engouffre dans le hangar, ca ne laisse pas rêveur…

J’apercois au loin XC en vol, et ca turbule pas mal, la finale en crabe et les ailes qui bouge plus que de nature. Je me dis que la séance va être sport, d’autant plus que j’ai assez peu fait de vent de travers ou travaillé en conditions dégradées. Jean-Michel revient de son cours précédent et me fais signe que ca bouge sévère en l’air. Il me montre également qu’il n’a pas mangé, je vais donc tout naturellement lui laisser le temps de se restaurer. Dans le même temps, une contrôleuse a amené la galette et on en profite pour prendre un café. Nous devions partir à 14h, on sera finalement dans l’avion vers 15h.

La prévol est faite, je me rends au point d’arrêt 23 et Jean-Michel demande un Rolling Take Off (un décollage sans marquer le temps d’arrêt sur la piste) qu’il me laisse réaliser. Je mets les gaz depuis le point d’arrêt et m’aligne petit à petit pour finalement mettre les gaz à fond une fois dans l’axe. Le temps est super gras et c’est effectivement de bonne augure pour décoller en toute sécurité.

Les premiers instants en vol donnent le ton, l’avions part dans tous les sens, je suis obligé de mettre du pied en permanence mais je ne me laisse pas impressionner et continue ma montée. Je n’incline pas beaucoup mes virages pour éviter d’augmenter l’exposition de ma surface alaire (grand max 20°), je me retrouve en vent arrière, en base puis en finale. Je suis un peu haut donc je pique assez fortement et les effets du vent sont notables, je me retrouve bas très rapidement. Et là, je comprends enfin mon erreur lors des finales : je suis bien aligné, mon plan est bon en début de finale mais je pique ensuite du nez assez fortement pour me retrouver finalement trop bas sur le plan. Maintenant que j’ai connaissance de cela, je sais au moins quoi éviter comme mouvement en début de finale. Le toucher n’a pas lieu car interdit ce jour (et depuis 1 mois bientôt) et je continue mes tours de piste.

La composante de travers est présente mais n’est pas suffisamment importante pour arriver en courte finale en crabe, les mouvements nécessaires à la correction sont les mêmes (du pied à l’opposé du vent avant l’arrondi et le manche un peu dans le vent lors de l’arrondi) mais assez peu marqué. Jean-Michel me propose de passer en 28 pour que cela soit plus marquant. La tour nous donne la clairance et je récupère le circuit en 28.

Effectivement, rien qu’en début de finale, on sent que le vent nous attire violemment (en fait l’avion va naturellement dans le sens du vent) et j’arrive véritablement en crabe. Je marque cette fois les corrections plus que précédemment et j’arrive à peu près dans l’axe dans de l’atterrissage. On remet les gaz et on repars.

Les tours de piste continuent ensuite en 23 et cela devient très fatiguant même s’il y a peu de trafic (à part un ULM qui est venu me couper la priorité en base et m’a forcé à une remise de gaz en finale). Je propose à Jean-Michel d’arrêter là, les conditions devenant de pire en pire (le vent atteint 30 kt en rafale). On demande à la tour de pouvoir se poser en 28 et on obtient la clairance. Arrivé en finale, je m’aligne correctement (plutôt à gauche de l’axe même) et j’effectue mon approche en crabe. Au moment de passer le seuil de piste, je réduis les gaz au max, modifie légèrement mon assiette et une fois au dessus de la piste, je mets du pied à gauche afin de me réaxer. Je démarre mon arrondi en maintenant le manche légèrement sur la droite (vers le vent), ma roue droite se pose, puis la gauche, je laisse le manche dans le vent et enfin la roulette de nez se pose : je viens de réussir mon premier atterrissage par vent de travers (et plutôt fort)

On va ensuite à l’essence et au moment d’ouvrir la verrière, on se rend compte des conditions météo du jour, ça souffle très violemment et par rafale. Je ne suis finalement pas si mécontent de moi car c’est déjà limite acceptable au sol, ca l’est forcément beaucoup moins en l’air. On rentre ensuite l’avion dans le hangar et on débrief

Jean-Michel me dit que hormis mon plan trop bas en finale (et maintenant je sais pourquoi et j’ai pu commencer à corriger), mon pilotage est correcte et qu’il souhaite qu’on se concentre à présent sur la navigation. Je reviens en Février pour quelques solo, je passe le théorique en Mars et on commence ensuite les Nav (3 à 4 ensemble) pour pouvoir ensuite me laisser faire ma triangulaire (ce sera Chavenay / Blois / Le Mans / Chavenay). 2-3 cours de travail sur la maniabilité puis je serai présenté à un FE (Flight Examinator) pour passer mon PPL. Le programme me plaît, il ne me reste maintenant qu’à bosser mon théorique pendant ces 15 jours de repos forcé. Je rentre à la maison, me préparer pour l’opération qui a lieu demain

HdV : 0h55 / Total CDB : 2h08 / Total : 33h56 / Avion : DR400 F-GUCX

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Catégorisé comme PPL

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