Vol 4 – On prend les mêmes et on met les gaz

Arrivée vers 17h45 car Antoine m’avait prévenu qu’il aurait au moins 45 min de retard sur l’horaire initiale de 17h, il n’y a que Christiane de présente dans l’aéro-club pour le moment. Je patiente en lisant quelques revues et en parcourant les dernières infos de l’aérodrome. Antoine arrive vers 18h15, je récupère les clés, fait la pré-vol tout seul, on part en briefing pour quelques minutes avec un objectif simple : même chose que la dernière fois mais cette fois, j’ai les gaz en plus à gérer. Je vais donc devoir tenir une certaine vitesse à puissance constante (en l’occurrence 2400 RPM) en jouant uniquement sur l’incidence et donc l’assiette.

Je m’installe, Antoine me rejoint, j’ai déjà effectué la check-list avant démarrage, tout est prêt et OK, je démarre ! On est en auto-info donc on annonce tranquillement qu’on rejoint le point d’arrêt de la piste 05 et je commence par un 180° sur place au sol. La gestion des palonniers est beaucoup plus maîtrisée, j’arrive maintenant à aller tout droit sans faire le crabe, il reste encore quelques corrections à faire sur la puissance mais dans l’ensemble, je suis content de ne plus faire de zigzag et d’accoups.

On est au point d’arrêt de la piste 05, je réalisé la checklist avant décollage et on peut partir après avoir laisser passer 3 avions qui faisaient juste un toucher. Je m’aligne, pousse les gaz à fond et c’est parti, avec gestion des palonniers, contrôle du badin et à 100 km/h, j’effectue la rotation. On se déroute un peu sur la droite pour ne pas passer au dessus de Chavenay puis on enroule les serres pour aller au Nord-Ouest (même terrain de jeu que la dernière fois). Les sensations sont impressionnantes, il fait un temps magnifique, pas trop chaud dans l’avion, on aperçoit le château de Versailles, la Défense, la forêt de Saint-Germain et le cheminement de la Seine au travers des villes en ayant l’impression qu’on peut toucher les immeubles depuis l’avion.

On monte peu à peu à 2300 pieds puis on se dirige vers les cheminées de Porcheville où l’exercice commence par gérer l’altitude en ayant diminuer un peu les gaz. Tout se passe bien, je modifie l’assiette pour rester en palier. Antoine corse ensuite la chose en me demandant un virage à 180° par la gauche en maintenant l’altitude et en gérant les gaz en même temps (je vais avoir besoin d’en remettre un chouilla). Hop, on stabilise, on a perdu 100 pieds (comme d’hab quoi…) puis on se remet à 2300 pieds et c’est parti pour le même exercice à droite. On stabilise, on a cette fois-ci pris 100 pieds : l’altitude constante en virage, c’est pas encore ca !

On refait plusieurs exercices similaires avec des 360-380° et l’altitude commence à être de plus en plus stable. Qu’à cela ne tienne, plus c’est facile, moins c’est drôle, Antoine me demande un virage constant à 45° mais en montant en même temps à 3300 pieds et en maintenant une vitesse de 140 km/h ! Cela va nous obliger à mettre plein gaz et à tournoyer sur nous même avec une assiette bien précise jusqu’à arriver à l’altitude désirée. La montée se passe bien, je stabilise à 3300 pieds, diminue un peu les gaz pour rester à vitesse constante tout en modifiant l’incidence et on continue tout droit avec une magnifique vue sur les lacets de la seine en sortie de région parisienne ainsi que sur le parc du Vexin, immense vu d’en haut !

On commence à faire demi-tour, en redescendant à 2300 pieds en faisant la même opération que pour la montée (virage sur nous mêmes à vitesse constante). Je diminue donc fortement la puissance (1500 RPM) et enclenche le réchauffe carbu. Antoine me demande si je vois les installations de Chavenay dans le paysage. Et bien oui ! Je les vois, je les vois même très bien et du premier coup en plus. On s’aligne sur Chavenay pour passer à la verticale des installations car on est en auto-info, il n’y a personne comparé à tout à l’heure, on descend peu à peu à 1300 pieds pour s’intégrer en vent arrière, on pique sur Ikea, un dernier virage pour s’aligner sur la piste 05 et on atterrit, un peu moins joliment que la dernière fois (car j’avais entièrement les commandes). Une fois au sol, je zigzag un peu avant de tenir une ligne droite, tire légèrement les freins puis ramène l’avion sur l’aire de stationnement.

Je déroule la checklist avant extinction du moteur puis je coupe. Étant les derniers de la journée, on rentre les 2 avions de sortie et on ferme le hangar. Antoine me demande si je peux essuyer grossièrement l’avion de l’ensemble de mouches et moucherons collés sur le bord d’attaque de l’aile. Je m’occupe des ailes, de l’arrivée d’air et du carrenage des roues et l’avion est tout propre pour le prochain vol.

Je repars ensuite rapidement car ce soir, c’est match ! France-Suisse en match de poules de la Coupe du Monde 2014

HdV : 1h05 / Total : 3h18 / Avion : DR400 F-BXRY

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