Arrivée à 16h, une heure plus tôt que prévu pour permettre à Antoine de partir plus tôt ce soir (ca compensera les 2 fois où je l’ai fait partir à 20h30), ile me demande de faire la prévol de RY. Je démarre, plus confiant que les fois précédentes : j’allume la batterie, passe en revue les phares, les feux de roulage, l’avertisseur de décrochage et l’anticol. On revient, on éteint la batterie et on fait le tour de l’avion : RAS (à part un chouilla d’huile en moins mais rien de méchant).
Je commence à embarquer et Antoine m’indique qu’aujourd’hui, nous aurons un passager, Victor, en stage de 3ème en assistant mécanicien de l’ACDIF (Didier). Victor monte avec nous et je commence la checklist avant démarrage puis après validation d’Antoine, je démarre le moteur. On se met sur la fréquence ATIS (125.275 Mhz) pour écouter le dernier bulletin. J’attends 2 passages pour commencer à noter le temps de tout saisir. Antoine me fait remarquer qu’il faut écrire ce qu’on entend du premier coup puis corriger ou ajouter ensuite si nécessaire.
Vient ensuite le premier moment fort de la séance, ma première communication radio :
- ‘Chavenay de Fox Romeo Yankee, bonjour’
- ‘Fox Romeo Yankee, Chavenay, bonjour’
- ‘Fox Bravo Xray Romeo Yankee au parking Dassault, un DR400 avec 3 personnes à bord demande le roulage avec information Echo pour un vol en local’
- ‘Fox Romeo Yankee, roulez point d’arrêt de la piste 05 et rappelez prêt’
- ‘Je roule au point d’arrêt de la piste 05 et je rappelle prêt, Fox Romeo Yankee’
Jusque là tout va bien, ma première communication s’est plutôt bien passée et je commence le roulage vers la piste 05 avec un bon contrôle de mes différents mouvements. On est n°2, je commence ma checklist avant décollage et indique à la tour que je suis prêt au départ :
- ‘Chavenay Tour, Romeo Yankee au point d’arrêt piste 05, prêt au départ’
- ‘Fox Romeo Yankee, alignez-vous et autorisé décollage, le vent zéro trente degrés dix noeuds’
Je commence à retirer les freins et à lancer l’avion mais me fait tout de suite arrêter par Antoine, j’ai oublié de collationner :
- ‘Je m’aligne et je décolle, Fox Romeo Yankee’
Bon ok, c’était presque pas mal pour une première fois au sol. Je m’aligne sur la piste 05 et mets plein gaz pour effectuer le premier décollage de la journée. On contourne légèrement la trajectoire de 20° par la droite en laissant l’avion monter petit à petit. A 700 pieds, j’enlève naturellement la pompe électrique, et rentre les volets. On enroule les serres, on part par le Nord et on quitte la fréquence de Chavenay :
- ‘Fox Romeo Yankee, en sortie de circuit pour quitter la fréquence’
- ‘Fox Romeo Yankee, vous pouvez quitter la fréquence, a bientôt’
Je continue de me consacrer sur notre position et entends :
- ‘Fox Romeo Yankee, confirmez’
Et merde ! 2 fois en 5 minutes !
- ‘Fox Romeo Yankee, je quitte la fréquence’
Antoine me dit qu’un petit ‘A+’ ou ‘A bientôt’ ne ferait pas de mal, ce que j’approuve 🙂
On monte tranquillement vers les 2300 pieds et on arrive vers les cheminées de Porcheville, terrain de jeu des derniers cours. Les premiers exercices commencent, on diminue la puissance moteur (en activant la réchauffe carbu bien évidemment) pour arriver à 1500 RPM environ en on maintient tant que l’on peut la vitesse de 110-120 km/h en palier. De temps en temps, le besoin de rajouter un peu de gaz se fait sentir, je le fais en modifiant mon assiette afin de ne pas monter. J’arrive parfaitement à maintenir l’altitude de 2300 pieds pendant plusieurs minutes
Exercice suivant : vol lent en virage avec une inclinaison de 10°. On part sur la gauche, et je retrouve mes vieux travers, le tirage de manche qui nous fait monter de 200 ou 300 pieds quand même. Même chose sur la droite, j’arrive mieux à gérer le repère sur la capot et on ne monte que de 50 pieds. On refait l’exercice, même constat sur la gauche avec un léger mieux (100-150 pieds) et une quasi stabilité sur la droite.
On effectue ensuite une montée à 3300 pieds avec une pente de 500 pieds/minutes tout en maintenant une vitesse de 140 km/h. Cela est à peu près identique à la phase de décollage puisque l’avion est en plein gaz donc la difficulté est relative. J’arrive à 3300 pieds sans encombre avec une vitesse et une pente maîtrisées. On recommence les virage avec cette fois-ci une forte inclinaison, à savoir 45°, tout en maintenant l’altitude. Une fois de plus, c’est la catastrophe, l’altitude d’arrivée varie de 100 à 200 pieds et mon virage se fait en zigzag.
On commence à rentrer à la base, en vol lent et en initiant une descente pour revenir à 2300 pieds. J’ai toujours de grosses difficultés à repérer l’inclinaison de l’avion et d’identifier visuellement ou par sensation si l’avion est en descente ou en montée. Maintenir une altitude en paliers commence à être maîtrisé mais le reste (virages, montée, descentes), c’est pas pour tout de suite.
Antoine me demande si je suis fatigué et si je tiens toujours le choc. Je confirme, étant fatigué mais toujours concentré. On part donc pour des tours de pistes pour finir le cours d’aujourd’hui. On approche de l’aérodrome, Antoine gère les communications radios, je m’aligne en direction d’Ikea pour une intégration en base, fait un virage engagé (type virage en descente de ski) pour m’aligner sur la piste 05 et effectue mon premier atterrissage. On se pose tranquillement, on attend d’être bien droit et je remets les gaz pour repartir. Là, les palonniers devaient être engagés car l’avion est parti en zigzag, je récupère avec quelques accoups et on décolle. La suite du tour de piste se passe moyennement bien, j’ai du mal à gérer mon altitude et ma trajectoire mais l’atterrissage se passe plutôt pas mal.
On repart alors pour un 3ème tour de piste pendant lequel Antoine prend entièrement les commandes afin de me montrer les différentes étapes. J’engrange l’ensemble des informations et reprend la main lors de la remise de gaz pour effectuer moi-même le tour de piste. Ça commence à aller mieux, je gère la rentrée des volets et l’extinction de la pompe électrique. Je passe nickel autour des serres et fonce sur le carré de champs de multiples couleurs (point de repère visuel). On est en fin de vent arrière, on tourne pour passer en base, mon altitude et ma trajectoire sont nickels, je fais un beau virage engagé pour m’aligner sur la piste 05.
Je suis un peu trop haut à l’arrivée sur la piste donc j’ai le reflexe de pousser le manche pour corriger la trajectoire, geste immédiatement repris par Antoine car c’est une vilain geste à ne pas reproduire. Antoine reprend la main et pose l’avion, je freine quelque peu pour ralentir puis on se dirige vers la pompe car le carburant commence à manquer.
Pendant le plein, Antoine me debriefe rapidement en me disant que la séance a été pour lui excellente, ce qui n’est absolument pas mon avis. Pour me rassurer, il me dit que les exercices que l’on fait ici sont effectués en général autour de la 10ème heure alors je termine tout juste la 4ème et que ma gestion des tours de piste (trajectoire, altitude) est vraiment de très bon niveau.
Ca me rassure un peu mais je reste relativement insatisfait de mon aptitude à tenir le choc. Pour relativiser, la séance a duré au final 1h26 soit environ 50% de plus que les séances précédentes et en mixant tout ce qui a été vu dans les cours précédents ainsi que des tours de piste.
On rentre à l’aéro-club pour un debrief complet, je fais la connaissance d’Oumeima qui va être mon instructeur pour le mois de Juillet et peut-être plus.
HdV : 1h26 / Total : 4h44 / Avion : DR400 F-BXRY