Vol 3 – Contrôle de l’assiette / Relation vitesse-incidence / Compensateur / Virage

Plus de 10 jours après mon précédent vol, j’ai rendez-vous avec Antoine à 10h à l’aéro-club (cela m’a obligé à prendre une demie-journée mais au moins je serai le premier aujourd’hui, sans attendre).

Antoine est en avance, moi aussi, on se pose dans le bureau des instructeurs et on commence par vérifier tous les aspects administratifs. Je n’ai toujours pas mon livret de progression, ni mon casque (Merci Helair !). Christiane me dépanne gentiment d’un dossier complet Cepadues incluant le livre et le dossier de progression. Je me fais avancer dans le même temps un carnet de vol afin de noter mes péripéties passées et futures. Antoine m’indique également les quelques éléments que je dois acheter pour les prochains cours (documents VFR, cartes RP, Nord-Ouest, pochettes pour cartes VAC, planchettes de bord, etc…) et on part pour le briefing.

Aujourd’hui, on va voir le contrôle de l’assiette et s’assurer que je suis à même de ressentir au travers du contrôle visuel que nous sommes à un altitude constante sans l’aide des instruments. J’ai le droit à un petit cours sur la formule de la portance, sur le fonctionnement d’un avion en l’air (pourquoi ca vole, pourquoi ca tourne, …) puis on est parti pour le vol. Je récupère les clés (j’ai récupéré les droits sur mon compte) et on part pour la pré-vol.

Je réalise ma première purge (les mains pleines d’essence au réveil, hum :), vérifie la signalisation depuis l’aile puis descend pour faire le tour de l’avion. Je vérifie l’ensemble des éléments : l’aile, les volets, la présence des goupilles, le niveau d’huile et tout est OK pour partir sereinement. Antoine réalise la check-list avant démarrage, prend contact avec la tour puis me donne la main pour effectuer le roulage jusqu’au point d’arrêt de la piste 28. Le roulage s’effectue un peu mieux que d’habitude, le crabe laisse place à des zigzags mais dans l’ensemble c’est mieux que la dernière fois. On arrive au point d’arrêt, Antoine réalise la check-list avant décollage et me rappelle les objectifs du cours d’aujourd’hui. On reçoit la clearance pour s’aligner et décoller. Je m’aligne, je pousse les gaz à fond, on roule sans difficultés majeures et je démarre la rotation.

En l’air, je ressens l’effet du vent Nord à 10 kt, ça souffle un peu, suffisamment pour être perturbant à basse altitude. Je monte à 700 pieds et on tourne direction Nord-Ouest en évitant de passer au dessus de Chavenay. Une fois à 2300 pieds, Antoine me montre le réglage du compensateur et me laisse la main pour que je ressente son incidence sur les commandes. C’est assez perturbant car il faut d’abord stabiliser l’avion à une altitude et à une assiette convenue puis ensuite régler la molette pour ne plus avoir à forcer pour tenir la position. Les premières fois sont pataudes, je le règle mais sans vraiment réfléchir sur le pourquoi et je retrouve à piquer ou à cabrer assez rapidement.

On s’arrête là pour le trim, et on va maintenant travailler la relation vitesse-incidence. Antoine diminue les gaz et cela met en évidence qu’il est nécessaire de diminuer l’écart horizon-repère pour tenir l’altitude. Il faudra donc coordonner le mouvement pour augmenter ou diminuer les gaz (je ne les ai pas en main pour le moment) et gérer l’assiette en conséquence. Je commence à prendre mes repères, j’arrive à ne pas dépasser des évolutions de + ou – 100 pieds mais c’est au détriment du vol à vue car je ne pilote qu’avec les instruments. Ca énerve Antoine et je me retrouve avec une planchette de bord sur les instruments pour ne pouvoir les regarder que toutes les 5 secondes. Voyant que j’étais plutôt à l’aise, Antoine me demande de régler le trim tout seul puis d’enclencher un virage à 30° en maintenant l’altitude. On stabilise, on est monté de 200 pieds, on se remet à 2300 pieds et on repart pour un virage à 30°. On stabilise de nouveau, on est monté que de 100 pieds cette fois. Après plusieurs essais avec une inclinaison plus faible, j’arrive peu à peu à un écart de + ou – 50 pieds entre mon début de virage et ma fin de virage.

On effectue ensuite un 360° avec une variation d’altitude assez faible ce qui est encourageant. Je règle de nouveau le trim et on continue. Pour mettre en évidence le défilement de l’horizon pendant un virage, Antoine prend les commandes et réalise un virage avec une inclinaison de 60°. Ouah la vache ! Mon cœur remonte dans ma gorge et j’ai du mal à respirer ! On revient en palier, la pression redescend et ça va mieux 🙂 On monte ensuite à 3000 pieds, au-dessus des nuages, on effectue encore quelques manœuvres (diminution des gaz, modification de l’assiette, virage, trim) puis on redescend à 2300 pieds en passant au travers d’un petit nuage. Je pense que c’était le moment le plus impressionnant de la journée : autant la vitesse au sol ressenti est faible (alors que l’on est à 200 km/h), autant quand on passe à coté d’un nuage, on se rend tout de suite compte de la vitesse à laquelle on est et ça va vite ! Très vite !

On prend contact avec la tour de Chavenay car on est à 2 minutes des installations, j’aperçois au loin l’incinérateur et la zone commerciale de Plaisir (wahou ! Je commence à avoir des repères). On s’intègre pour un atterrissage sur la piste 05 (le vent a dû tourner), Antoine sort les volets, on s’approche et on se pose tranquillement avec un bel arrondi. Je roule sur le taxiway pour aller ranger l’avion, Antoine reprend la main pour le garer et pour éteindre le moteur.

Arrivé dans le club house, je rentre les informations dans l’ordinateur, j’ai oublié de prendre l’horamètre, je fais un AR à l’avion, je reviens. Antoine n’est pas satisfait de ce que j’ai récupéré (6 digits au lieu de 4 nécessaires), on y retourne. J’avais bien pris la bonne donnée mais trop de digits. On va pour recopier les informations du vol mais on ne retrouve pas la pochette de l’avion. Je fais de nouveau un AR à l’avion et effectivement la pochette est bien là…

On debriefe rapidement avec Antoine, je suis content de moi car les points qui ont été vus lors de cette séance sont plus larges que prévus mais il me reste du boulot sur le maintien de l’altitude et sur le réglage du trim.

Je pars malgré tout satisfait de moi et avec une folle envie de recommencer (mais pas tout de suite, car là je suis vidé…)

HdV : 1h02 / Total : 2h13 / Avion : DR400 F-BXRY

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