Pour la première fois, j’ai pris 2 heures de vol entre midi et 2h au lieu de déjeuner tranquillement 🙂
J’arrive donc à l’aéro-club, Oumeima a 15 minutes de retard, ça tombe bien, moi aussi ! Aujourd’hui, ce sera sur le XC qui est encore parké dans le hangar. J’effectue les purges, la prévol et je sors l’avion tout seul comme un grand sur l’herbe.
Je récupère Oumeima et c’est parti pour des tours de piste : piste en service 05 en plein cagnard (35° au plus chaud de la journée) quasiment sans aucun vent.
Je commence le roulage mais j’ai des difficultés à actionner les palonniers qui semblent ne pas répondre à gauche. Je laisse la main à Oumeima qui rencontre les mêmes difficultés et qui essaye de récupérer (la roulette de nez est en fait coincé). Ça se décoince en plusieurs étapes et on arrive péniblement au point d’arrêt piste 05.
Je m’aligne, on décolle et je remarque dès le décollage que le souffle hélicoïdal sur le XC est énormément plus important que sur le RY, j’ai l’impression que l’effet de lacet induit m’emporte complètement sur la gauche. Je corrige avec les palonniers mais ca turbule pas mal, je me prends en permanence des pompes (amas de gaz dans les champs qui remontent dans l’air et engendrent des perturbations plus ou moins importantes). Tout se passe bien jusqu’à m’annoncer à la tour où je m’identifie à chaque fois comme RY au lieu de XC (2 fois de suite). Ca me perturbe et je me retrouve en milieu de base à démarrer ma descente ! J’ai beau essayer de récupérer mais j’arrive en début de finale beaucoup trop haut, de l’ordre de 1100 pieds, ce qui nous oblige à une remise de gaz une fois au dessus de la piste. Bon premier tour raté !
Au deuxième, scénario identique, sauf que cette fois c’est lié au fait que je me sois annoncé qu’en milieu de base à cause du trafic qui m’a pertubé ! Je me rends compte que dès le moindre événement extérieur non prévu, je perds complètement mes repères (et ca corrobore avec ce qu’il s’est passé Dimanche en visibilité réduite). Une nouvelle fois, ce sera une remise de gaz.
Oumeima me propose de faire une finale plus longue afin de pouvoir apprécier le plan. Je lui demande s’il est possible d’en réaliser un dernier en me focalisant sur la finale très tôt, ce qu’elle accepte. Cette fois, je peux m’annoncer en temps et en heure (bon toujours sous RY, mais passons…) et je me retrouve beaucoup mieux positionné sur ma finale. Mon plan est bon, ma configuration est correcte (sortie des volets en début de finale et réduction des gaz). J’arrive à m’aligner correctement et à visualiser mon plan. Je pose l’avion avec l’assistance d’Oumeima sur l’arrondi car j’ai commencé à cabrer un peu trop tôt, ce qui fait qu’on s’est posé un peu loin sur la piste.
Les tours suivants sont à peu près du même acabit, je ne refuse plus le sol en finale, ce qui est déjà un bon point mais il me reste 2 points à travailler :
- me limiter intellectuellement sur les perturbations engendrées par les pompes. Je me suis retrouvé de très nombreuses fois extrêmement perturbé par ces pompes et je me focalisais sur le maintien à plat des ailes en permanence, ce qui m’a fait oublié des éléments (configuration de l’avion en vent arrière, démarrage de la descente)
- anticiper mes virages car j’ai une fâcheuse tendance à réaliser des inclinaisons à 30° minimum pour effectuer les changements de cap.
J’aurais effectué au total 8 tours de piste dont 6 atterrissages avec un sentiment mitigé : ce n’est pas aussi bien que Lundi mais les conditions ne s’y prêtaient guère. Cela permet également de rester humble et de comprendre que chaque vol est différent du précédent, surtout à cause des conditions météorologiques.
HdV : 1h02 / Total : 11h05 / Avion : DR400 F-GUXC