Vol 16 – Nouvel instructeur (et oui again !)

Suite au départ d’Oumeima, j’avais réservé 2 heures avec Julien Dague, l’instructeur salarié de l’ACDIF qui me semblait fort sympathique aux premiers contacts, pour voir avec quel instructeur j’allais poursuivre (Julien ou Jean-Michel)

J’arrive à l’aéroclub et les 2 jeunes pilotes qui ont réalisé le tour des Jeunes Ailes, qui consiste à relier Toulouse à l’aéroport du Bourget en passant par la côte Atlantique, viennent tout juste de se poser. Julien est en pleine discussion avec elles et je sens que j’arrive comme un chien au milieu d’un jeu de quilles.

Je prends les clés, la sacoche et je vais faire la prévol du XC qui est resté au garage depuis la veille. J’en profite pour tester mon nouveau casque (le Sennheiser S1 Passif que j’ai mis 2 mois à obtenir suite au non professionnalisme de Hel’air Avionics) en écoutant les messages sur la fréquence ATIS.

La prévol effectuée, j’échange brièvement avec Julien pour lui indiquer où j’en suis. Il me dit qu’il prend un café et qu’on partira d’ici 10 minutes. On part finalement vers 13h50 (au lieu de 13h) et je commence à bougonner intérieurement car chaque chose est prétexte à ne pas partir.

On finit par partir, à la pompe tout d’abord pour faire le plein, puis au point d’arrêt de la piste 23.

Je déroule la checklist, et au briefing, Julien m’annonce qu’on est parti pour des tours de piste basse hauteur (sur la gauche au lieu de la droite). Cet exercice est important car il constitue la marche à suivre en cas de panne mineure après décollage.

J’effectue le décollage et Julien prend la main pour me montrer les différentes étapes :

  • On est en montée initiale à 135 km/h
  • A 500 pieds, on effectue un virage à 30° et on part en vent arrière main gauche (parallèlement à la piste) et on s’annonce auprès de la tour. On stabilise aux environs de 700 pieds
  • Une fois qu’on a dépassé la piste, on attend d’être à 45° du bout de piste et on commence notre virage pour la base (toujours avec un virage à 30°) en faisant attention de ne pas trop faire chuter la vitesse donc en remettant les gaz si nécessaire.
  • Une fois aligné en finale, voire même un peu avant, on sort les pleins volets et on se retrouve dans une configuration similaire à l’approche d’un tour de piste.

Je reprends la main pour l’atterrissage et Julien constate ce que je lui ai dit précédemment, à savoir que j’avais encore des difficultés sur les arrondis

J’effectue ensuite le tour de piste complet en basse hauteur par moi-même, de plutôt belle manière, puis une deuxième fois. Tout se passe bien jusque là, je suis assez satisfait pour un exercice nouveau pour moi.

On va ensuite effectuer une sortie par l’incinérateur afin de pouvoir réaliser des intégrations. On quitte la fréquence et Julien reprend la main pour faire un 8 paresseux. « Un huit paresseux mais c’est quoi donc ? » Et bien ca consiste à mettre plein gaz, à monter fortement le nez de l’avion , d’incliner l’avion à 20° et de laisser jouer la gravité en faisant décrocher l’avion ! On a l’impression de tourner sur place mais sans une véritable sensation de chute et voilà ! On a effectué un 180° à moindres frais !

J’effectue l’intégration en vent arrière, réussi l’atterrissage et on réitère l’exercice avec une maîtrise correcte des trajectoires et des vitesses.

Ensuite, on est parti pour un encadrement, qui consiste à rejoindre un aérodrome depuis une altitude de survol de terrain (environ 2000 pieds sur Chavenay). L’objectif est de pouvoir réagir en cas de panne moteur proche d’un terrain. On effectue un survol de la piste (en bout de piste 05) et on commence à descendre assez rapidement (le moteur est au ralenti), environ 1000 pieds/min. Les virages ne doivent pas être trop inclinés mais plutot constant afin de rejoindre la vent arrière, la base et la finale. L’atterrissage ne se passe pas au mieux car j’ai un très mauvais réflexe, à savoir de cabrer beaucoup trop tôt. Cette fois, j’ai non seulement cabré trop tôt mais en plus, j’ai redonné la main puis recabré assez violemment, ce qui a fait partir l’avion dans tous les sens. Il va falloir que je sois vraiment plus souple sur les commandes lors de l’atterrissage…

On repart ensuite pour un tour de piste puis Julien reprend la main en demandant un atterrissage en 28 afin de me montrer l’atterrissage en vent de travers. Le principe est le suivant : on met du pied du coté opposé au vent (à gauche par exemple en 28 si le vent vient du nord) et on incline légèrement le manche de l’autre coté. On appelle aussi cela le décrabage. C’est la première fois que j’en voyais un et cela semble complexe à prendre en main (on va déjà se limiter au vent de face dans un premier temps :)).

On rentre ensuite à l’aéroclub, Julien est satisfait de la session, moi je reste sur ma faim au niveau des arrondis, comme d’habitude depuis quelques cours…

Bizarrement, l’horamètre indique une session de 30 min, je suis persuadé que l’on a fait au moins 1h mais malgré plusieurs vérifications par plusieurs personnes, les données sont correctes.

HdV : 0h30 / Total : 15h22 / Avion : DR400 F-GUXC

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