Après les émotions de la semaine dernière et mon lâcher solo dont j’ai vu et revu la vidéo à peu près 20 fois, j’arrive ce soir à l’aéroclub avec une humeur maussade. La journée a été mauvaise au niveau professionnel et je ne pense qu’à ça. Je suis à bord du RY ce soir, j’effectue la prévol, écoute l’ATIS, récupère Jean-Michel puis je me dirige vers le point d’arrêt de la piste 28. La tour me donne l’autorisation de décoller, je m’aligne et mets les gaz à fond.
Je sais pas pourquoi mais je ne le sentais pas dès la rotation, malgré les superbes sensations de mon lâcher, je savais que j’allais être mauvais aujourd’hui. J’effectue le premier tour à peu près correctement jusqu’à la finale. Arrivé face à la piste, je suis beaucoup trop haut, j’ai beau tenté de corriger, j’arrive difficilement à récupérer mon plan et je me pose très moyennement, beaucoup trop loin, ce qui m’oblige à effectuer la rotation très tard et passer proche des barrières de fin de piste. Bon, on se concentre et on retente un tour. Jean-Michel comprend très vite que je ne suis pas à mon aise et essaye de me détendre (j’ai les mains aggripés au manche au point d’être rouge au niveau des doigts).
Le deuxième tour ne se passe pas mieux, l’atterrissage est encore limite, je pense que c’est foutu pour aujourd’hui. Le troisième tour se termine par un échec cuisant où je prends un exemple donné par Jean-Michel pour un ordre et dès que j’entends le terme « remise de gaz », je remets les gaz. Sauf que je suis en plein arrondi à moins d’un mètre de la piste. Jean-Michel est obligé de reprendre la main pour éviter la catastrophe.
J’essaye de me concentrer mais le cœur n’y est pas ce soir, je me pose à peu près correctement au 4ème tour de piste, puis demande à Jean-Michel d’arrêter la session après le 5ème tour de piste, plutôt que de perdre de l’argent bêtement (et mettre mes nerfs à vif). Je me dirige vers la parking Dassault, range l’avion avec Jean-Michel et pour me punir, je passe plus de 30 minutes à bichonner le RY. C’est sûr qu’il est tout propre maintenant, il brille de mille feux mais moi j’ai le sum !
Je repars, dégoûté mais en relativisant malgré tout : là où j’avais ce genre de sensations un cours sur 2 avant, je ne l’ai plus qu’un cours sur 4, il y a du progrès malgré tout 🙂
HdV : 0h43 / Total CDB : 0h33 / Total : 24h31 / Avion : DR400 F-GUXC